ACCUEILLes BOURBOUJAS La famille BOURBOUJAS a été très nombreuse du XVIème au XIXème siècles dans la région de Lodève, d'abord, puis Clermont-l'Hérault et jusqu'à Pézenas. Quelques BOURBOUJAS ... Un Jean BORBOJAS fut anobli pour faits de guerre par lettres royales du 16 mai 1541 enregistré le 9 septembre au Parlement. Il avait dû servir comme lancier en Italie et fut remarqué par sa vaillance, ayant fait de nombreux prisonniers et reçu deux blessures graves dont un œil crevé par un carreau d'arbalète. Blason octroyé : " de sable à la fasce de gueule accompagnée en chef d'un soleil d'argent et en pointe d'une étoile à six raies d'or ". (Trésor des Chartes XIII/469 - 1861 ; communiqué par P.Burlats-Brun concernant Noble Raymond sieur de la Trivalle et noble Jean de BORBOJAS sieur de la Vacquerie, en 1617, noms relevés sur la série " B " des Archives Départementales). E. Leroy-Ladurie, dans son livre " Les Paysans de Languedoc ", cite p.483 : La bourgeoisie provinciale contrôle entièrement une autre grande ferme fiscale, l'équivalent de Languedoc qui taxe le vin et la viande. Dans la liste des associés à la ferme de l'équivalent (1617) pas un Parisien, mais autour de Noble Raymond de BOURBOUJAS dont le nom est indiscutablement méridional, sont groupés des bourgeois protestants des Cévennes, des conseillers montpelliérains aux aides, des notables de bourgade, tous propriétaires locaux, sieurs ou seigneurs de quelque terre. A Lodève un Bernard BOURBOUJAS passe différents actes d'arrentement, d'achat, il est cité soit avec des frères, soit avec des beaux-frères dans les années 1565/67. On trouve le mariage de Jehan GASC, marchand avec Désirade BOURBOUJAS, demeurant à Lodève (01/12/1565 - IIE 39/342 F°124) Sur les minutes notariales de Clermont, est cité, en 1648, Noble Jean de BOURBOUJAS, Sr de la Xiballe (Triballe ?) qui devait 5426 livres à Noble Louis de Maistre (sans doute montant des rentes perçues). La Triballe dépend de la seigneurie de St Guilhem ainsi que la partie nord-est de la Vacquerie et une portion du village de ce lieu. À La Vacquerie, où les sources sont très lacunaires, on trouve: - Pierre BOURBOUJAS, chirurgien, décédé le 30/10/1741 âgé de 57 ans, et Catherine BONNET, décédée le 26/02/1747, âgée de 68 ans d'où : Jean °10/08/1719 et décédé 12/12/1726 âgé de 5 ans, - Le décès de Françoise BOURBOUJAS, veuve de noble DORION, le 23/10/1728 âgée de 84 ans, - Le décès de Françoise TIFFIE, veuve de Pierre BOURBOUJAS, le 26/10/1717 âgée de 65 ans. Leur fille, Geneviève BOURBOUJAS, se marie d'abord : avec Jean JOURDAN (Cm du 03/01/1723 : IIE68/102 A.D.Gard), puis avec Pierre ROUSTAN, (à St Maurice de Navacelles le 29/11/1748, dispense pour 2ème au 4ème degré). - Anne BALESTIERE née le 08/07/1714, fille de Raymond et Thérèse BOURBOUJASSE. - Catherine BALESTIER née le 21/09/1719 de feu Raymond et Thérèse BOURBOUJAS - Henry BALESTIER né le 14/03/1717 fils de Raymond et Thérèse BOURBOUJAS - Pierre HENRY né le 06/08/1736 de François et Isabeau BOURBOUJAS. - Le compoix mentionne : Noble Jean de BORBOJAS A Pézenas, figure à la date du 25 octobre 1665, (Cm Pézenas IIE 68/50 -23/09/1665 F°465) le mariage d'Isaac PETIT, fils de feu Pierre du lieu de St Martin dans le terroir de Caussade, diocèse de Cahors en Quercy, avec Catherine BOURBOUJASSE native du lieu de La Valette, diocèse de Lodève, fille de feu Jean et Catherine RAYNAUDE, tous deux résidents dans la présente ville, témoins : Bernard FABRE, jardinier, Georges NOUILHON, noble Charles du lieu de Brissac. Sur les relevés du notariat de Lodève, figure en date du 07/01/1622 le contrat de mariage de " Jehan BARBAJAC fils de feux Johan et Doulce LEBRARD et Catherine RAYNAUD fille de Durant et Marcelline NOGARET ". Le 1er décembre 1698 est noté le baptême de Antoinette BOURBOUJAS, fille de Guilleaume baptisée le 7, le parrain André SIVADIE, la marraine Anthoinette GRANIERE ; il s'agit peut-être de Guillaume BOURBOUJAS, Me distillateur, marié à Marie JALIBERTE. ( Le 24/01/1683, à Lodève, il y a le mariage de Jeanne BOURBOUJAS avec André SIBADIE - 2E40/175 F°).En 1716, il y a le mariage d'André GAY, marchand-droguiste, et Antoinette BOURBOUJAS, " nos paroissiens " ..Dans le contrôle des actes notariés, se trouve à la date du 29/08/1720, une reconnaissance féodale de Pierre BOURBOUJAS à Neffiès, au profit de MM. de SARTRE. Il s'agissait sans doute d'une reconnaissance après achat de terres à Neffiès.Avant 1640 plusieurs BOURBOUJAS habitent Lodève. D'autres BOURBOUJAS habitent à La Valette au début du XVIIème siècle, puis à Liausson en 1683. Sur les cartes à grande échelle de cette région on trouve, entre La Valette et Roubignac, " le rade de Bourboujas " qui devait être un chemin confrontant les propriétés des BOURBOUJAS ! Nous trouvons à la même époque un Raymond BOURBOUJAS épousant Marguerite VIGNIER par contrat de mariage du 25/07/1645 chez Me Pantot à Clermont (lacunes), elle est fille de notre ancêtre Bernard VIGNE et Andrine SOULAIROLLE. Marguerite décède à Octon le 31/12/1683, paroisse de Roubignac-Lauzières ; son fils Raymond est présent à ses obsèques, ainsi que ses frères Jean et Jacques VIGNE. Raymond BOURBOUJAS se marie au Bosc, à la paroisse de St Vincent de Manzonis, en 1682, son père est déjà décédé, il est âgé d'environ 26 ans et épouse Catherine GOUT, fille de Guilhem et Jeanne REYNES. Parmi les parrains et marraines de ses enfants : Pierre BOURBOUJAS et Antoinette BOURBOUJASSE, ses frère et sœur. Raymond serait donc né vers 1656. Dans la série BB des A.D. de l'Hérault j'ai relevé " Raymond BOURBOUJAS d'Octon , masage de Clergues contre Delle de MESTRE et le seigneur de Lauzière, en 1688 ". Il ne semble pas y avoir de lien de parenté rapprochée avec les BOURBOUJAS de Ricazouls. On trouve, également, un contrat de mariage concernant Françoise BOURBOUJAS avec Louis DELMAS (25/05/1656 IIE 25/67 F°145) ; elle est fille de feu ( x )... et de Françoise AUSSATIERE, elle est assistée de ses frères Raymond, Pierre et de son beau-frère Anthoine BERTHOMIEU ; serait-elle la sœur de Raymond x Marguerite VIGNIER ? Le notariat de Clermont l'Hérault et celui de Lodève indiquent, dès 1648, une implantation de la famille BOURBOUJAS à Octon, au masage de Ricazouls, présence attestée encore au XIXème siècle.Les BOURBOUJAS, de Ricazouls C'est cette famille BOURBOUJAS, du Masage de Ricazouls, que nous allons étudier, et dont nous descendons. Mais est-elle implantée depuis longtemps en ce lieu ? Ricazouls était un hameau d'Octon, à l'est, non loin de Celles, qui a été immergé par le lac du Salagou, dont le barrage a été construit au XXème siècle. Ricazouls, que nous avons visité dans les années 1979/80, était abandonné et les maisons en partie en ruine. Il était pourtant habité avant guerre, nous a-t-on assuré.Notre ancêtre BOURBOUJAS, le plus ancien connu, est Jean, décédé avant 1649 marié à Catherine VINEYRE, du masage de Ricazouls,. Son fils, Jean, se marie par contrat de mariage du 24/10/1649 (Me Vaissières à Lodève) avec Catherine RAYNAILHE fille de feu Jean et Marie BRUN du masage de Villacun. (Jean RAYNAILH fils d'André et Jeanne PASCAL, du Clappier, diocèse de Vabres en Rouergue a épousé par contrat de mariage du 24/05/1629 Me Vaissières 2E 39/463, Marie BRUN fille de feu Raymond et de Jeanne BERTHOMIEU du mas Lavaire). Jean BOURBOUJAS est assisté de sa mère, de noble Jean de Leauzière co-seigneur de Soubès, Pierre VINIE " cousins audit BOURBOUJAS " et Barthelemy BOSC son beau-frère. Sa sœur Catherine s'est mariée par contrat de mariage chez Me Forest IIE 26/312 F°28 -1648) avec Barthélemy BOSC de La Valette. L'existence d'un autre frère, Antoine, né vraisemblablement le 24/12/1623 (pas de nom de parents sur le registre GG 1 d'Octon) est attesté par la parenté avec ses enfants. Il se serait marié vers 1650 avec Jeanne TOURNALLE, d'où une fille Jeanne et une seconde fois vers 1654 avec Isabeau AUSSATIERE, d'où Barthélemy et Estienne. On trouve, chez Me Pantot, à la date du 28/10/1648 (II E 26/79) le contrat de mariage de Barthélemy BOURBOUJAS, du mas de Ricazouls fils de feu Jean et de Jeanne TOURNAILLE, avec Marie BERTHOMIEU du Puech d'Aubaigues fille de Roubert et Catherine BOUSQUETTE. Ce Barthélemy est-il un fils d'un premier mariage de notre Jean marié à Catherine Vineyre ?? J'ai rencontré sur un acte notarié de Fulcrand Delpon, notaire de Clermont à la date du 18/08/1676 : " Guilhaume BOURBOUJAS du lieu du Puech d'Aubaygues, fils émancipé de Berthoumieu Bourboujas dudit lieu, lequel...... a vendu définitivement et à jamais irrévocable à Estienne Bourboujas son frère dudit Puech d'Aubaigues demeurant depuis quelques années pour vallet avec le sieur Illaire en cette ville, icy présent... ". Il est donc bien possible que Barthélemy BOURBOUJAS qui se marie en 1648 avec Marie BERTHOMIEU soit allé habiter au Puech d'Aubaigues, pays de son épouse. Revenons donc à Jean BOURBOUJAS et Catherine VINEYRE. qui paraissent avoir eu trois enfants : Jean, Catherine et Antoine. Jean BOURBOUJAS est décédé avant 1649, mais nous ne connaissons pas la date du décès de Catherine VINEYRE. Leur fils Jean épouse Catherine RAYNAILHE, originaire du mas de Villacun. Ils eurent au moins 5 enfants, dont les baptêmes des deux derniers apparaissent sur les R.P. d'Octon : - Catherine baptisée le 24 septembre 1668, née le 14, a pour parrain Pierre PASCAL et pour marraine Catherine BOURBOUJASSE, sa tante, sans doute épouse de Barthélemy BOSC. - Marie baptisée le 5 juillet 1673, ayant son frère aîné pour parrain et Jeanne BOURBOUJASSE, sans doute sa sœur, sont présents Antoine VAILHE et Barthélemy BOURBOUJAS (cousin né vers 1654) qui signent, une autre signature BOURBOUJAS apparaît également. Catherine RAYNAILHE décède le 04/09/1678 à Octon. Jean BOURBOUJAS décède le 31/05/1684 après avoir fait un testament le 14 avril chez Me Delpon à Clermont (IIE 26/101) dans lequel il cite ses enfants, Joseph, Jeanne et Catherine BOURBOUJAS pour un legs de 70 livres, il nomme son héritier universel et général, Jean BOURBOUJAS son fils aîné, en présence de Barthélemy BOURBOUJAS dudit Ricazouls, Etienne TOURNAL dudit masage, Jean BAUMES, Pierre VIGNE, Joseph VIGNE et Bernard CARLES. Suivent les signatures BOURBOUJAS, deux signatures VIGNE, une CARLES. Nous sommes donc en présence de familles " lettrées ". - Jeanne épousait par contrat de mariage du 15 Janvier 1687, chez Me Delpon à Clermont (IIE 26/124 F°353 Jean DEURC du lieu de Montjardin, paroisse de Lanuéjoul diocèse de Nîmes ; Catherine, épousait vers 1703, Antoine BROUET du mas de St Alban, territoire du Bosc (quittance de dot 14/06/1704 IIE40/12, notaire de Lodève) ; - Joseph épousait à Lodève, le 19/02/1708, paroisse St Pierre, Marie BARRAL, dont nous ne savons rien, fille de Pierre et feue Anne FOLQUIER . - Jean, aîné, notre ancêtre n° 264, épousait par Cm du 27/12/1679 (IIE 26/96 F°293), Marguerite AUSSELLE fille de feu Jean AUSSEL et d'Estienette BERTOUMIEU, du mas Delon, terre et juridiction du Puech d'Albaigues. La mariée était assistée de Pierre AUSSEL son frère, autre Pierre AUSSEL, son cousin germain, M.François PANDIT baille du lieu de St Martin de Combes, son oncle maternel, Jacques ESCUDIER son cousin germain, Pierre SOULIER, Barthelemy ALMERAS, ses cousins, Noble Gaspard de LEOZIERES co-seigneur de Soubès, parent de chacune des deux parties ; Jean BOURBOUJAS était assisté de Barthélemy BOURBOUJAS son cousin germain et Estienne BOURBOUJAS aussi son cousin (Ils étaient frères, fils d'Antoine et d'Isabeau AUSSATIERE). Marguerite AUSSELLE reçoit en dot : 175 livres, du chef de sa mère 125 livres payables le jour du mariage, 25 livres du chef de Jean AUSSEL, plus un habit de cadis gris, fait et garni, un coffre bois blanc fermé à clef, une couverte de laine blanche, moyenne valeur, quatre linceuls, une nappe et six serviettes. Marguerite AUSSELLE était la petite-fille de Jacques AUSSEL marié en 1615 à Guillemette de LAUZIERES, fille naturelle d'Antoine de LAUZIERES (marié à Marguerite de VIGNE) mais était-elle la fille de cette dernière ? sa dot se monte à 120 livres tournois, plus trois robes cardées neuves, linceuls et coffres tels qu'on le trouve dans les contrats de mariage de la région, quel est le montant des dots des Demoiselles de LAUZIERES ? Ceci explique la présence de Gaspard de LAUZIERES fils d'Antoine et Marguerite de VIGNE, reste à expliquer la parenté avec les BOURBOUJAS, nous avons bien vu en 1649, qu'Etienne de LAUZIERES était cousin de Jean BOURBOUJAS, mais à quel degré et par qui ? Jean et Marguerite AUSSELLE dont les bans furent publiés à Octon le 7 janvier 1680, eurent plusieurs enfants, inscrits sur les registres paroissiaux d'Octon. La présence de parrains et marraines " AUSSEL du mas Delon " permet de reconstituer cette famille AUSSEL - Jean, un premier enfant mourut à 30 mois environ, inscrit le 12/06/1681, assiste à la sépulture, Jean BOURBOUJAS, son père, lequel signe l'acte. - Catherine, née le 06/09/1682, eut pour parrain Pierre AUSSEL son oncle maternel et pour marraine Jeanne BOURBOUJASSE, du lieu de Ricasoul, elle épousa par Cm, à Lodève (IIE 40/142) le17/05/1704 Etienne ANGERLY fils d'autre Estienne et Marguerite FOURESSE, de St Martin de Combes ; - Louis, né le 20/09/1687, baptisé le 05/10, eut pour parrain Jean AUSSEL son oncle du lieu de Mas Delon, et Catherine BOURBOUJAS sa tante, c'est lui qui sera notre ancêtre n°132. - Jeanne née le 20/07/1690, eut pour parrain Barthélemy BOURBOUJAS son cousin, et pour marraine Marie Anne AUCELY du mas Delon (A noter une orthographe différente d'AUSSEL !) . - Etienne, né le 24/03/1693, baptisé le 29, eut pour parrain Etienne BOURBOUJAS du mas de Carles (Etienne qui épousa le 15/02/1689 Marguerite CARLES dudit " mas "), sa marraine était Marie AUSSELY sa tante. - Jean, né le 01/01/1696, vécut trois mois, décéda le 09/03/1696, eut pour parrain Joseph AUSSEL son oncle du mas Delon et pour marraine Jeanne BOURBOUJAS. - Marie, dont nous n'avons pas relevé la date de naissance, se maria par Cm du 27/01/1706 ( Me Pons notaire de Clermont) avec Louis DELMAS, garçon tisserand de toile, fils de Bernard et feue Marie SOULAIROLLE, du mas de Clergue. Il pourrait s'agir de Jeanne dont la marraine est Marie Anne AUCELY ? Il arrive parfois que le prénom de la marraine devienne le prénom usuel de l'enfant. Sont témoins à son mariage Joseph BOURBOUJAS, son oncle, et Pierre AUSSEL son oncle maternel. En l'absence de registres paroissiaux pour la période 1700-1740, nous ne savons pas exactement la date de décès de Jean BOURBOUJAS. Lors du contrat de mariage de Marie avec Louis DELMAS, en 1706, Jean BOURBOUJAS, travailleur, est présent, il est accompagné de son frère Joseph BOURBOUJAS, oncle de la future. Celle-ci reçoit en dot 60 livres, dont 20 du chef maternel plus 2 linceuls de toile, une nappe et deux serviettes, Joseph BOURBOUJAS donne à sa nièce 14 livres. La dot est très modeste. Lorsque Etienne BOURBOUJAS, fils de Jean et de Marguerite AUSSELLE, " restant à présent pour valet au fermier du Sr Antoine MAISTRE, bourgeois de Clermont ", voulut passer, en février 1726, un contrat de mariage avec Marguerite ESTURGE, fille de feu François et Jeanne VAISSADE, le notaire dut préciser qu'Etienne: " désirant l'épouser pour seconder son inclination il aurait plusieurs fois prié verbalement Marguerite AUSSELLE, sa mère, veuve de Jean BOURBOUJAS de vouloir donner son consentement et comme elle s'y est montré refusante, le constituant a passé la trentième année, étant né le 24 mars 1693, est en droit de se marier sans le consentement de sa mère, en lui faisant 3 actes de respects suivant les lois, il prie et somme ladite AUSSELLE sa mère avec tout le respect possible, de vouloir agréer qu'il se marie avec ladite Marguerite ESTOURGE et de donner son consentement à ce mariage ". Marguerite AUSSELLE est présente et, enfin, consentante lors de ce contrat de mariage, elle est accompagnée de Pierre REYNES habitant Clermont, oncle d'Estienne (donc beau-frère de Marguerite, en réalité il se prénomme Anthoine et a épousé Anne-Marie AUSSEL en 1683 à Mérifons ; il est fils de feu Pierre et Brigitte SOULAIROLLE, d'ici à ce qu'on lui donne le prénom de son père, il n'y a qu'un pas !) Marguerite ESTURGE habite Lacoste, sa mère, Jeanne VAISSADE, veuve, s'est remariée en 1707 avec François BERTHOMIEU de Lacoste. Marguerite travaille comme servante chez le Sr MAISTRE à Clermont, elle est assistée de sa mère, de son parâtre, de son frère François ESTURGE, de son parrain Pierre BAUMES. On relève, le 26 septembre 1714, chez Me Delpon un acte d'obligation entre Jean BOURBOUJAS, ménager d'Octon et Sr Dominique RAMY, Me affineur de draps, par lequel Jean BOURBOUJAS promet de s'acquitter de 155 livres, le 15 août prochain. Cet acte nous permet d'affirmer que Jean vivait encore en 1714. Dans notre quête d'ancêtres les plus anciens, nous n'avons pas essayé de retrouver d'autres actes notariés concernant Jean BOURBOUJAS, cependant, il doit bien y en avoir ! A notre décharge, il y a tellement de BOURBOUJAS à cette période qu'il fallait impérativement arriver à établir leurs filiations, dans un premier temps. On trouve, en 1692, chez Me Delpon, un bail de troupeau de brebis, fait par Barthélemy BOURBOUJAS, ménager du masage de Ricazouls en faveur de Jean BOURBOUJAS dudit masage : 24 brebis à garder durant 5 ans, depuis la St Michel 1691, à " demy fruits ". Louis BOURBOUJAS, notre ancêtre n° 132, fils aîné de Jean et Marguerite AUSSELLE est sans doute l'héritier de son père, il se marie à Dio et Valquières avec Marguerite VIRAREL, malheureusement les registres paroissiaux d'Octon et de Dio ont des lacunes pour la période de 1720. Par le " contrôle des actes notariés ", nous apprenons qu'il a passé un contrat de mariage, chez Me Duguiès, le 07/01/1723, à Salasc, mais là encore, lacunes... Louis BOURBOUJAS est surnommé " le médecin de Ricazoul ", mais nous n'avons trouvé aucune trace de lui dans les archives de la Faculté de Médecine de Montpellier. Peut-être connaissait-il bien les plantes et donnait-il des conseils ? Voici ses six enfants retrouvés grâce à leurs actes de mariage ou de sépulture : - Marguerite née vers 1723, se marie le 28/10/1755 avec Jean VAILHE fils de feu Antoine et Marie CAVAILLE de Clermont (Cm Me Domergue, Clermont 01/10/1755), elle décède le 26/04/1785. - Jean né vers 1727, épouse Magdelaine VIGNE, veuve de Pierre DONNADIEU (fille de Blaise et Elisabeth CARLES) le 23/04/1765, et décède peu après, le 29/06/1767. - Louis né vers 1728 (notre ancêtre n° 66) épouse le 27/01/1756 - (Cm Me Manié, Clermont 20/12/1755) Magdelaine VIGNE. - Pierre né vers 1738, décédé le 05/09/1768, il est présent à la sépulture de son père. - Antoine né vers 1731,décède à Octon le 12/09/1789 ; il se marie le 31/01/1764 avec Marianne PASCHAL. Louis et Pierre BOURBOUJAS, ses frères sont témoins à son mariage. - Michel, épouse à Octon, le 20/02/1775, Marguerite ROUAUD fille de Pierre et Catherine CARLES (Cm Me Michel Alazard, Clermont (IIE 25/112 F°42). Louis BOURBOUJAS décède à Octon le 7 avril 1761 " a été enseveli Louis BOURBOUJAS surnommé le médecin de Ricazouls âgé d'environ quatre vingts ans et décédé le même jour. Ont assisté à la sépulture Louis BOURBOUJAS fils du défunt, signé avec nous Jean VAILHE son gendre illettré ". Louis BOURBOUJAS a signé. Aux archives départementales, la collection du greffe indique " décès de Louis BOURBOUJAS âgé de soixante-quinze ans, ont assisté au convoi Jean, Louis, Anthoine et Michel BOURBOUJAS ses enfants avec le sieur Fulcrand CROS, régent des écoles. " Cet âge correspond mieux à la date de naissance trouvée sur les registres paroissiaux :30 septembre 1687. Nous n'avons pas plus de renseignements sur ses activités à Octon. Marguerite VIRAREL ou Vivarel, était morte le 23/01/1754 âgée de 55 ans, donc née vers 1699. Louis BOURBOUJAS, notre ancêtre n° 66 né vers 1728, épousa à Octon le 27/01/1756 Magdelaine VIGNE fille de Barthélemy et Marie REY. Les VIGNE sont également une famille bien implantée à Octon et nombreuse. Le contrat de mariage fut passé le 20 décembre 1755 chez Me Manié à Clermont. Louis BOURBOUJAS était alors brassier. Marie VIGNE est assistée de ses père et mère, d'Estienne VAILHE son beau-frère de La Lieude. La dot de Marie VIGNE s'élève à 399 livres 15 sols : " pour tous droits paternels et maternels ". Un acompte de cent livres est versé à Louis BOURBOUJAS, père. Marie reçoit quatre habits complets, un de " poloinèze " (?), un autre de " cadrilhe ", autre de mousseline, et autre de buras et une jacquette en coutillon et filozelle, le tout de valeur d'environ cinquante livres. Louis BOURBOUJAS, père donne à son fils par donation entre vifs toujours valable et à jamais irrévocable " la moitié de tous et chacun ses biens présents, meubles et immeubles et dettes actuels pour en jouir ...en supportant la moitié de toutes les charges et légitimes de ses autres enfants, étant entendu que les fiancés vivront ensemble avec le Sr BOURBOUJAS, père, ne faisant qu'un même pot avec lui. Le dit VIGNE promet payer audit BOURBOUJAS, père, savoir : 100 livres au mois d'août prochain, pareille somme de 100 livres une année après et le 99 livres 15 sols l'année suivante. Lesdits fiancés déclarent qu'il n'y a point d'augment. Fait et récité dans la maison de feu Bernard VIGNE, en présence de Blaise VIgne, Mathieu LUGAIGNE habitant d'Octon, sousignés avec lesdit fiancés, les père et mère d'iceux ont dit ne scavoir signer de ce requis " Suivent les signatures : " Lbourbouias " Bvigné Lugaigne. Louis BOURBOUJAS et Magdelaine VIGNE eurent au moins 9 enfants : - Magdelaine, née le 29/11/1756 eut Louis BOURBOUJAS, son grand-père pour parrain et Marie Rey, sa grand'mère maternelle pour marraine, elle épousa le 20/11/1781, André RIGAUD et mourut le 2 Nivôse an VIII. - Marguerite, née le 19/02/1758, baptisée le 23, épousa à Octon, le 15/01/1782, Fulcrand OLLIER, brassier de Ricazouls, fils de Pierre et Marie Durand, des Valarèdes. - Louis, né le 30/09/1759, serait décédé après 1784. - Marianne, née le 15/03/1761, eut pour parrain Antoine BOURBOUJAS, son oncle, et pour marraine Jeanne VIGNE, épouse de Joseph FUSIE, sa tante, elle fut baptisée le 12 avril, ondoyée à sa naissance étant en danger de mort, elle épousa le 22/09/1789 Joseph PAUSE, berger . - Jean, né le 23/01/1763, épousa le 24/11/1790 à Octon, Claire SOULAIROL - Michel né le 04/08/1765, eut Joseph AUBOUY pour parrain et Anne VIGNE, épouse d'Etienne VAILHE, pour marraine. Michel BOURBOUJAS, son oncle, a signé l'acte de baptême. -Barthélemy, né le 31/10/1767, eut pour parrain Barthélemy VIGNE, son oncle et pour marraine Madeleine VIGNE épouse de Jean BOURBOUJAS (oncle) - Flore, née le 12/12/1768, fut baptisée le 18, son parrain Jean VIGNER, sa marraine Marie Anne CARLES, elle était vivante en 1791. - Catherine Rose, la dernière des enfants de Louis BOURBOUJAS, née le 16/12/1772, eut Jean Louis MARCAURELLE, domestique d'Etienne DONNADIEU, pour parrain et Catherine VIGNE pour marraine. qui n'ont " su signer de ce requis ", témoins : deux Charles CARLES père et fils, qui sont désignés " Charles CARLES I et Charles CARLES II ". Louis BOURBOUJAS mourut le 28 et fut enseveli le 29/06/1778, âgé de cinquante ans environ, les témoins sont les CARLES ci-dessus mentionnés. Marguerite VIGNE décéda le 3 novembre 1826. Nous avons eu l'occasion de faire des recherches sur cette famille CARLES, autre grande famille d'Octon, qui a donné son nom (ou l'inverse peut-être) au Mas CARLES, d'Octon qui existe encore aujourd'hui. Les CARLES sont souvent unis à des VIGNE, des BOURBOUJAS, des VAILLE etc.. Catherine Rose BOURBOUJAS, vint épouser, à Ceyras, le 24 pluviôse An II, André Pascal RAYNARD, fils adoptif de Jean RAYNARD, qui le reconnut à cette occasion, comme étant son fils naturel, né d'Elisabeth FAVRE de Montpellier. André Pascal étant né à Montpellier, de parents inconnus, le 31 mars 1771, acte de baptême trouvé à Montpellier sur la paroisse Notre-Dame, à la date indiquée, le parrain étant un certain André PO qui donna donc son prénom à l'enfant, le 31 mars devant être dans la période de Pâques, l'enfant eut comme deuxième prénom " Paschal ". L'épouse de Jean RAYNARD n'était autre que la tante de Catherine Rose BOURBOUJAS, elle se nommait Marie VIGNE et s'était mariée avec Jean RAYNARD le 13/08/1748 à Mérifons, où Barthélemi VIGNE était " ramonest de M. de MALAVIEILLE ". Claude Marie MOUNIER