ACCUEILLe métier de mendiant... Par Marie-Jeanne DURAND SAINT OMER décembre 2010
A VOT’ BON COEUR M’SIEURS DAMES !!! OYEZ, OYEZ, Braves gens, le métier de Mendiant … Les Ordre religieux mendiants dès le Moyen Age : Les Dominicains, les Franciscains, les Augustins et les Carmes. Lu lors de recherches dans actes de décès et mariage : Jehan X : mendiant – mentionné comme un métier. Le mendiant vit de la charité publique. Comment cette activité peut elle être considérée comme un métier ? Nos ancêtres travaillaient souvent très dur et jusqu’à un âge avancé. Une maladie , une infirmité , une mauvaise récolte ,un manque de solidarité familiale et bien d’autres aléas les forçaient à avoir recours à la mendicité pour survivre et faire vivoter la famille car l’image du mendiant, sans logis et coupé de toutes relations familiales n’est pas tout à fait juste. (Au cours de mes recherches, j’en ai trouvé un présent au mariage de son fils) Il n’est pas abandonné de tous. L’activité de mendiant était reconnue comme une profession respectée. Dans la société médiévale les mendiants n’étaient pas rejetés. De tous temps, il y a eu des personnes nécessiteuses, infirmes condamnées à mendier dans la rue ; les communautés urbaines et villageoises les ont plutôt protégées. Les mendiants recevaient nourriture et hospitalité selon des principes bien établis. La « profession » comptait aussi femmes et enfants Pourquoi cette mansuétude vis à vis de ces miséreux ? Dès le Moyen Age, le pauvre est considéré comme un atout indispensable pour la réalisation des œuvres de charité . Les riches ne pouvant prouver leur générosité aux yeux de tous que par les dons faits aux miséreux ! En somme, les pauvres assuraient le salut et la reconnaissance sociale aux riches . Cette situation de pauvreté était considérée comme d’ordre Divin, elle ne pouvait en aucun cas être modifiée… Dans les mentalités le vol pouvait être un moyen de sortir de son état de pauvreté or l’état de pauvre, venant de la volonté divine, rien n’était fait pour faire sortir le pauvre de sa situation ! Cet état d’esprit explique, peut être, que jusqu’au milieu du dix neuvième siècle les atteintes aux biens des personnes furent plus criminalisées et punies que les crimes contre les personnes. Au 12ième et 13ième siècles, les villes attirèrent de plus en plus les gens dans le besoin. C’est à cette époque que l’on vit se développer le « métier » de mendiant. Tout un ensemble de lois se mirent en place pour gérer la masse des indigents ; la mendicité devint alors très contrôlée pour surveiller et réprimer les mendiants (Les infirmes avaient le droit de mendier), Les villes organisaient « des chambres de charité » pour venir en aide aux pauvres dont le financement était assuré par impôt sur les bourgeois de la ville Cette charité était dispensée uniquement aux mendiants originaires du lieu ; les autres étaient chassés hors des limites de la ville ou vivaient clandestinement dans des quartiers très démunis . Là, je vous parle des vrais mendiants, les reconnus mais, parallèlement , les faux mendiants affluèrent. Le plus bel exemple étant « la Cour des miracles » qui dès le 13ième siècle était un quartier de NON DROIT à Paris … Au 16ime siècle, des ordonnances ont tenté de régir la mendicité… Les dernières dispositions prises à l’égard des mendiants sont très récentes mais ceci est une autre histoire !